Dans le paysage du sport automobile français, les Coupes de Pâques sont une institution. Organisées depuis 1968, elles marquent traditionnellement le lancement de la saison pour le Championnat de France F4. Depuis plusieurs semaines, Thibaut Ramaekers décompte les jours avant ce week-end des 4, 5 et 6 avril sur le circuit de Nogaro. "En karting, j’avais l’habitude de débuter la saison beaucoup plus tôt dans l’année car nous avions de nombreuses épreuves de préparation, confirme le pilote du RACB National Team. En monoplace, c’est différent. J’ai eu l’occasion de tester durant l’hiver, mais la compétition me manque et j’ai hâte que ça commence !"
Après son titre de Champion du Monde karting en OK, le jeune Belge avait déjà eu l’occasion de participer au pied levé au F4 Saudi Arabian Championship certified by FIA, une compétition organisée durant le dernier trimestre de l’année 2025. "Par rapport à mes concurrents, je manquais clairement d’expérience au volant d’une monoplace, rappelle Thibaut. Dans ce contexte, ma 4e place finale au championnat était une bonne surprise. Cette fois, je vais arriver nettement mieux préparé et avec des ambitions bien plus élevées."
Durant les derniers mois, le Chimacien de 16 ans a en effet eu l’occasion d’accumuler les kilomètres au volant d’une Formule 4, entre autres dans le cadre des essais organisés par la FFSA Academy, organisateur du Championnat de France F4. "J’ai pu découvrir la Mygale que nous utilisons en France et je me sens très bien à son volant, tant sur le sec que sous la pluie, sourit-il. Par rapport à ce que j’ai vécu en Arabie saoudite, je ne suis plus du tout le même pilote. Il n’y a pas de secret : il faut rouler pour être performant. Le feeling est bien meilleur, je suis nettement plus en confiance et donc je peux véritablement attaquer."
Toutes les monoplaces sont gérées par la FFSA Academy. Cela permet de limiter les coûts et d’offrir à chaque pilote les mêmes chances de se distinguer. Par contre, cela implique des conditions de travail différentes, comme le Belge a pu s’en rendre compte lors des deux journées d’essais officiels mises sur pied la semaine dernière sur le Circuit Bugatti au Mans.
"Il n’y a qu’un ingénieur pour cinq pilotes, reprend Thibaut. Ce qui signifie que le temps dont on dispose avec lui est limité. Il faut donc être efficace… et aussi savoir progresser en solo. J’apprends donc à analyser les données de mon côté pour mieux comprendre comment je peux m’améliorer."
Grâce à son format et ses coûts limités, le Championnat de France F4 a actuellement le vent en poupe. Trente jeunes pilotes seront au départ et de nombreuses fédérations y placent leurs jeunes espoirs, à l’image de ce que fait le RACB National Team. Dès lors, le niveau est sans cesse plus relevé et ce sont souvent des concurents qui disputent leur deuxième saison qui jouent les premiers rôles. En 2025, le top 4 du championnat a ainsi été monopolisé par des redoublants. Cette année, ils seront une dizaine à avoir déjà disputé la compétition l’an dernier.
Est-ce dire que Thibaut Ramaekers arrivera à Nogaro avec des ambitions limitées ? "Ce n’est pas mon genre, sourit-il. Je veux clairement viser les podiums et les victoires dès ma première année ! Je sais que c’est ambitieux, mais je me sens prêt. En plus, j’adore le Circuit de Nogaro que j’ai découvert lors de tests organisés par la FFSA Academy. J’espère pouvoir bien y débuter ma saison !"
Toutes les courses du Championnat de France F4 seront diffusées sur la chaîne YouTube de la FFSA. (Vincent Franssen & Comm / Photos RACB National Team)