Le Buggy à moteur VW TDI de Stéphane Henrard et François Beguin est venu à bout des 4.806 km chronométrés du Dakar 2010. Pour sa première compétition de l’année, l’équipe Marc VDS termine à une très belle 21e place du rallye-raid le plus difficile de la planète.
Marc van der Straten ne cache pas son émotion quand il parle de la performance de Stéphane et François : "Ce qu’ils ont réalisé sur ce Dakar est tout simplement fantastique", raconte le patron du team Marc VDS. "Dans un premier temps, nous les avons vus très vite venir frapper aux portes du top 10 et puis, s’accrocher au 15ème rang malgré une grosse frayeur survenue à la fin de la première semaine. Ensuite, nous les avons longtemps crus rayés de la course, lors de ce fameux jeudi où ils restèrent si longtemps arrêtés en début de parcours. Or non seulement leur bravoure nous a fait éviter le désastre mais Stéphane, François et leur équipe ont acquis le statut de héros en finissant cette longue étape sur trois roues ! Même sur France 2, Gérard Holtz a tenu à leur consacrer un moment dans son émission ! C’était complètement fou! Je leur ai envoyé un message à tous, depuis chez moi : une montagne de félicitations pour ce que j’estime être une leçon d’humanité, de bravoure, de combativité et de professionnalisme que cette performance inimaginable sur trois roues. Toute la Belgique peut être fière de cette démonstration et eux, plus encore. Pour moi, ce fut une émotion incommensurable et je suis très heureux et extrêmement fier qu’ils fassent partie du Marc VDS Racing Team. Et puis, il s’agit là de la première fleur en train d’éclore dans notre nouvelle et grande famille… Grâce à eux, l’année 2010 démarre en fanfare pour notre équipe."
Une petite équipe bien rodée
Trois mécaniciens, un camion d’assistance… Voilà la structure dont disposaient Stéphane Henrard et François Beguin pour décrocher la 21ème position finale de cette épreuve considérée, à juste titre, comme l’un des événements de sports mécaniques les plus ardus du globe.
"La preuve qu’il ne faut pas nécessairement évoluer dans un contexte hollywoodien pour couper la ligne d’arrivée, rappelait le pilote du Buggy #325. Pour atteindre Buenos Aires au terme des 4.806 km chronométrés - et plus de 9000 bornes au total - j’ai pu compter sur un engin fiable et une équipe aussi compétente que dévouée. Le moteur VW 3.0l TDI n’a jamais démontré le moindre signe de faiblesse, même quand le mercure flirtait avec les 50 degrés. Au contraire, cet engin de série s’est révélé particulièrement précieux dans le sable mou grâce à un couple exceptionnel."
Autre élément déterminant de cette réussite : la symbiose réussie entre le pilote et le copilote qui ne se connaissaient guère avant de démarrer de la capitale argentine, le 1er janvier : "François a apporté sa bonne humeur, ses ondes positives et sa parfaite connaissance de la mécanique, notait Stéphane. Jusqu’à présent, il n’avait jamais eu l’occasion de guider les pas d’une voiture aussi rapide que la nôtre dans le désert. Il s’est parfaitement acquitté de sa tâche. Je me réjouis de poursuivre la collaboration avec lui dans d’autres circonstances."
"J’ai vécu un Dakar de rêve », résumait François Beguin. «Même la galère entre San Juan et San Rafaël, jeudi, demeurera un bon souvenir. Ce jour-là, la mécanique a décidé de faire des siennes mais, grâce à notre pugnacité, nous avons atteint le bivouac de l’étape. Bien sûr, nous y avons perdu la 15ème place qui se profilait, mais ce n’est pas grave. Nous avons terminé 21ème tout en signant le 20ème chrono ce samedi. Sur un strict plan chronométrique, nous n’aurions pas pu faire mieux." (Com & Vincent Franssen)