Avec 87 équipages admis au départ, le Motor Club de la Haute Sûre a rencontré un joli succès ce dimanche 12 juillet à l’occasion de la deuxième édition du B-Short de Bercheux. Une épreuve disputée dans des conditions estivales à souhait, qui consistait en quatre passages dans les tronçons de Bercheux (13 km) et Rosière (8 km en show). De quoi permettre à Jourdan Serderidis (Skoda Fabia RS Rally2), Nicolas Vanderweerde (Renault Clio), Romuald Thirion (Opel Ascona 400) et Fred ‘Krugger’ Bertrand (Volkswagen Golf GTi) de s’illustrer…
Avec un nombre d’engagés en augmentation et un parcours qui a été apprécié par tous, la satisfaction était au rendez-vous ce dimanche dans les rangs des organisateurs. "En dehors de quelques difficultés avec le barbecue et les pains saucisses suite à l’arrêté du gouverneur en raison de la chaleur, la journée a été parfaite, commente Michael Magerotte, Président du Motor Club de la Haute Sûre. Aucune sortie de route, aucun incident n’a été à déplorer. Les pilotes se sont fait plaisir dans la spéciale full asphalte de Rosière, tandis qu’à Bercheux, nous avions procédé samedi à l’arrosage de la partie en terre. Résultat : aucun souci avec la poussière. Le centre de l’épreuve, dans les installations Hartmann & Fils, est idéal, ce qui signifie qu’en vue du futur, nous allons conserver les mêmes bases. L’objectif est de passer le cap des 100 équipages au départ, mais en cette période de la saison, le calendrier est chargé. Faut-il envisager un changement de date ? Nous allons y réfléchir…"
Copiloté par Amandine Cornet, Jourdan Serderidis n’a pas eu à forcer son talent et sa grande expérience pour imposer logiquement sa Skoda Fabia RS Rally2 en Division 4. Nettement plus indécise a été la lutte pour les accessits au général, et pour la victoire en 4-12, Stéphane Souveryns et Christelle Borguet (Opel Corsa) prenant le meilleur sur Joffrey Wuidar et France Souveryns (Opel Corsa) pour… 3 secondes au bout des 8 spéciales. Magique ! Les Citroën C2 de Larivière-Binon (R2 Max) et Van Kessel-Grommen ont complété le top 5 général.
Du côté des utilisateurs de pneus conventionnels réunis dans les Divisions 1 à 3, on a assisté dans un premier temps à une lutte de toute beauté entre des Renault Clio de générations différentes, la Rally4 de Nicolas Vanderweerde et Thierry Closter, et la plus conventionnelle RS deuxième génération de Thibault Janty et Julien Fraselle, séparées par 8 petites secondes à mi-parcours. "La plupart des 3-10 sont plus puissantes que ma version Rally4, mais celle-ci est plus efficace au niveau du châssis et des freins, explique Nicolas Vanderweerde. C’est dans la seconde partie de l’épreuve, lorsque Thibault Janty a commencé à assurer sa place, que j’ai pu concrétiser cette victoire. Mais j’ai eu chaud, car on s’est élancé dans une spéciale avec un pneu crevé à l’arrière. On a roulé comme ça… et on n’a perdu qu’une seconde ! Pas de doute, cette auto, que je qualifie d’usine, est redoutable…"
Dans le sillage des deux bolides frappés du losange, finalement séparés par 41 secondes, on retrouvait la Peugeot 206 de Fabrice Marcolongo et Guy Burniat, qui complétait le top 3 général et celui de la classe 3-10. Autre Clio en vue, la version Rally5 de Jonathan Georges, assisté de Pierre Lemaire, s’imposait en 3-9 devant la Toyota Yaris de Marissal-Genin et l’Opel Corsa de Boët-Deglin. Des concurrents qui pointaient dans le top 6 absolu. Les autres vainqueurs de catégorie étaient Christophe Jacques et Carlos Teixeira Dos Santos (BMW E36, 3-11), Jordan Delvoye et Loïc Bosquelle (Volkswagen Polo, 3-8), Florian Freyman et Fiona Protano (Volkswagen Polo, 2-5), Alisson Henrot et Chloé Willemet (Peugeot 106, 2-4), ainsi que Pascal et Allyson Decerf (Renault Clio, 2-6).
Les ‘anciennes’ étaient évidemment présentes en nombre au pays des Legend Boucles. En PH Classic, Frédéric et Louise François (Ford Escort Mk2) étaient les favoris logiques, mais c’était sans compter sur un tirant de pont cassé. Reparti en mode grosse attaque, le duo échouait au 3e rang général, à 1’39’’ de Fred ‘Krugger’ Bertrand et son fils Maxence, qui imposaient la Volkswagen Golf GTi première génération. "C’était la toute première fois pour mon fils, qui aspire à piloter lui aussi, et qui a voulu voir de l’intérieur ce que cela donnait, commente ‘Krugger’. Il s’est vachement bien débrouillé, et une fois l’épreuve achevée, il a repris sa Golf 2 personnelle pour rentrer à… Bâle, en Suisse, où il travaillait dès ce lundi matin ! Chapeau à lui… Pour le reste, je ne m’attendais pas à prendre l’avantage sur les spécialistes du coin, surtout dès la première boucle, mais je me suis appliqué à rouler proprement, super fluide et en freinant tard, et la voiture a fait le reste !"
Guillaume Glaude et Bastien Allard (Volvo 142 S) ont pris la médaille d’argent au général, en devançant eux aussi la famille François. Signalons la 4e place d’un certain Dominique Mathy (Ford Escort), accompagné de Stéphanie Stoquart. Dans les autres classes, les succès sont revenus à Bernard Léonard et Jessica Vucinic (BMW E30) en CL-19, Denis Neyman et Thomas Vankerkhoven (Toyota Corolla) en CL-17.
Course nettement plus fluide en PH S/R, avec une domination de la superbe Opel Ascona 400 de Romuald Thirion et Laurent Martin, rentrée avec près de deux minutes d’avance sur l’Opel Ascona B de Mathieu Boeur et Christophe Breulheid, tandis que l’Opel Manta B d’Anthony Thirion et Lucas Godfrind a complété le podium final.
"La voiture a tourné comme une horloge, et on était à la maison, commente Romuald Thirion. On pourrait encore sortir plus de puissance du moteur, mais je préfère jouer la carte de la tranquillité. On devrait nous revoir au départ du Rallye de la Semois."
Philippe Bai et Catherine Magette (Volkswagen Golf 2), ainsi que Pascal et Romane Gérard (BMW 325i), ont complété le top 6 final. Dans les classes, on note les victoires de Nikolaus Felten et Patrick Kohnen (Mitsubishi Colt, SR-22), 4es du général, ainsi que de Walter Piccinini et Dominique Derrez (Opel Corsa) en SR-21. (Vincent Franssen / Photos Valentin Mathieu)