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Sepang : Max Verstappen vainqueur d'un Grand Prix de l'étrange

Monoplace 04-10-2026


 

La pluie à Barheïn ? Impossible ! Par contre, la pluie à Sepang en Malaisie pour un Grand Prix délocalisé à 6000 kilomètres de Sakir, cela peut se faire. Et justement, la pluie est arrivée au début du circuit à quelques minutes du départ ; intense, violente, avec même quelques éclairs. De quoi décaler la procédure de départ de 40 minutes. Juste le temps de préciser qu’a priori, les deux dernières courses de la saison, prévues au Qatar fin novembre et une semaine plus tard à Abu Dhabi, menacées par la situation géo-politique au Moyen Orient, devraient être maintenues au calendrier.

 

Après une longue attente, les pilotes s’élançaient pour un tour de formation qui allait tourner au chaos, en même temps que de nombreux pilotes se voyaient confrontés à des problèmes moteur, liés au software, et sans doute aux conditions pluie. Verstappen (Red Bull), par exemple, qui roulait longtemps au ralenti sans parvenir à accélérer ou pire encore pour Hamilton (Ferrari) et Ocon (Haas) qui étaient contraints de s’arrêter en piste pour faire un reset de leur système ! A tel point que la Safety Car, toujours en piste, rattrapait l’arrière du peloton. La direction de course n’avait pas d’autre choix que de rappeler le peloton aux stands en sortant le drapeau rouge. La F1 se trouvait victime d’un bug généralisé.

 

Il fallait patienter presque 40 minutes supplémentaires pour recevoir l’annonce de la relance du Grand Prix, à 16h33 heure locale. Cette fois sur une piste quasi sèche.

 

Restait donc à définir le choix des gommes. En intermédiaires pour certains donc le poleman Verstappen mais aussi des slicks pour les Ferrari, les McLaren, où Gasly (Alpine) qui partait à la faute et frôlait les rails de sécurité. Après deux tours de roulage derrière la Safety Car, plusieurs pilotes en gommes slicks, faisaient le choix de passer par les stands avant le départ pour changer de gommes.

 

A l’extinction des feux, Verstappen (en intermédiaires) et Hamilton (en tendres) peinaient à s’élancer. A l’inverse, les Mercedes effectuaient un envol parfait, exceptionnel même pour Russell qui virait en deuxième position derrière Antonelli. Suivaient Verstappen, Lawson (Racing Bulls), Hadjar (Red Bull), Sainz (Williams), Albon (Williams), Ocon (Haas), Lindblad (Racing Bulls) et Hamilton.

 

Rapidement, la course mettait aux prises deux pelotons. Celui des pilotes en intermédaires, et beaucoup plus loin, celui des voitures en gommes slicks, la première, celle d’Hamilton, déjà relégué à la 15e place à plus de 20 secondes après un tour de course.

 

En tête de la course, après son départ manqué, Verstappen revenait rapidement sur les Mercedes, débordait Russell avant de chasser Antonelli. Derrière, Hadjar passait Lawson, alors qu’Ocon, parti en fond de grille passait les Williams pour rouler en sixième position. Leclerc et Piastri passaient quant à eux par les stands pour chausser des inter, à l’inverse d’Hamilton et Norris.

 

L’arrêt de Bottas (Cadillac) dans un bac à graviers au 9e tour amenait la Safety Car en piste, permettant à tous les pilotes en intermédiaires de s’arrêter changer les gommes, sans perdre de position.

 

Dès la relance du Grand Prix, au 13e tour, Verstappen attaquait Antonelli au premier virage. L’explication durait 4 virages, mais l’Italien finissait par céder. Pire, il était doublé également par Russell. Le leader du championnat devait patienter jusqu’au 21e tour avant de repasser son équipier. Suivaient Hadjar, Lawson, Ocon, Lindblad, Bortoleto (Audi), Piastri et Hulkenberg (Audi), pour compléter le top 10.

 

Au fil des tours, la situation se régularisait avec la remontée des pilotes des top team englués dans le peloton en début de course, entre les Audi, les Williams ou les Aston Martin. A commencer par Hamilton, toujours sur les mêmes gommes qu’au départ, qui peu avant la mi-course, pointait à la cinquième place derrière les Red Bull et les Mercedes. C’était plus compliqué pour Piastri, Leclerc ou encore Norris.

 

Au moment où Verstappen comptait une dizaine de secondes d’avance sur Antonelli, une nouvelle salve d’arrêts pneus redistribuait les places dans le peloton. Le trio de tête ne changeait pas, mais un peu plus loin, Hamilton, après son premier arrêt, revenait sur Hadjar. Leclerc était loin, devant Lawson, Norris, Lindblad et un brillant Alonso, aux portes des points après avoir passé Ocon.

 

Quinze tours plus tard (43e), au moment où Albon cassait sa boite de vitesses, déclenchant une VSC, l’Espagnol avait trouvé la faille sur le Français. La plupart des pilotes profitaient de l’incident pour changer une dernière fois les gommes, à l’exception de Piastri (en gommes dures. Ceci jusqu’au déploiement de la Safety Car qui regroupait tout le monde à 9 tours de l’arrivée, dans l’ordre Verstappen, Antonelli, Russell, Hadjar, Hamilton, Leclerc, Piastri, Norris, Lawson et Alonso.

 

Cette longue période au ralenti coutait cher Russell, qui abandonnait sa Mercedes, moteur en panne, dans la ligne de départ arrivée, à l’image d’Hamilton, voici dix ans. Norris, de son côté, oubliait de freiner avant l’escargot et passait par les graviers.

 

Finalement, le peloton était relancé pour quatre tours. Hormis une bagarre entre Lawson et Piastri, tout se passait sans histoire en tête du paquet, mais Alonso en profitait pour passer Lawson.

 

Si Max Verstappen roulait sans plus être inquiété vers une 72e victoire, la première de cette saison, avec Antonelli à une petite seconde derrière lui, le spectacle venait d’Hamilton, qui trouvait la faille sur Hadjar, imité juste après par Leclerc. Le Français conservait néanmoins la 5e place devant Piastri. Suivaient Lawson, Alonso, pour la troisième fois dans les points, Norris (sous le coup d’une enquête) et Lindblad.

 

Hulkenberg était le premier hors des points, précédant Stroll, Colapinto (Alpine), Bearman, Ocon, en perdition dans la 2e moitié de la course, Gasly, Sainz, Bortoleto et Perez.

 

Au terme de ce Grand Prix hors du commun, par son contexte et de son déroulement, Kimi Antonelli creuse encore l’écart sur Russell, porté à 84 unités, avec Hamilton en troisième position. Il n’aura pas l’occasion pour autant de souffler puisque la prochaine course est prévue dès le week-end prochain à Singapour, avec en prime un sprint au menu. (René-Jean Labrique / Photo Red Bull Content Pool)



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