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Sainte-Cécile National : le champion de Belgique de course de côte est Allemand

Divers 23-09-2026


 

La neuvième et dernière épreuve du championnat de Belgique des courses de côte a eu lieu, ce dimanche 20 septembre, à Herbeumont Sainte-Cécile. Alors que les organisateurs du CMP Chiny, profitant de l'appartenance de leur épreuve aux championnats belge et luxembourgeois des courses de côte, étaient parvenus à réunir un plateau de très haut niveau, rarement vu dans notre pays ces dernières années, il a fallu, ce dimanche 20 septembre, que la pluie s'en mêle, gâchant quelque peu le déroulement de cette double finale très attendue. Comme l'était l'avis des pilotes sur le tout nouveau revêtement de ce tracé de quelque 3400 mètres, reliant Herbeumont à Sainte-Cécile. Avec, en conclusion, un ressenti positif, ce nouvel asphalte possédant du grip pour certains (notamment les pilotes de pointe), s'avérant parfois un peu glissant pour d'autres mais, dans tous les cas, jamais vicieux... même détrempé !

 

Car, si les essais ont pu se dérouler avec juste l'humidité matinale propre à la saison et que ces premiers chronos laissaient augurer d'une lutte acharnée pour la victoire scratch, la pluie est venue fausser les débats l'après-midi lors des manches officielles. A un point tel que les protos et formules de pointe, soit une quinzaine de véhicules tous équipés de pneus slicks, ont parcouru la première montée en 'neutralisé', le timing ne permettant malheureusement pas ensuite de les faire remonter. Dans la foulée, certains d'entre eux, à l'image de Bruno Cazzoli ou Didier Boemer, préféraient même en rester là, ayant bien plus à perdre qu'à gagner.

 

L'épreuve s'est donc jouée, pour ceux-là, sur les seules deuxième et troisième montées. Et s'ils ont été nombreux à se montrer prudents, signant des chronos en-deça de leurs capacités, à l'image de l'Allemand Benjamin Noll ou du Luxembourgeois Dany Demuth, d'autres ont relevé le défi emmenés par le Slovène Patrick Zajelsnik, éblouissant pour sa toute première épreuve en Belgique puisqu'après avoir signé le meilleur temps des essais, il a signé les meilleurs chronos ensuite, pour s'imposer facilement (1er E2SC21), laissant la porte ouverte à d'autres venues en 2027. Avis aux organisateurs..

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Regrettable, par contre, que Corentin Starck, le seul à pouvoir le contrer, ait dû y renoncer, devant quitter l'épreuve avant la dernière montée pour raisons professionnelles. N'étant qu'à quelques dixièmes de seconde du leader tant aux essais que lors de son unique montée, il était en mesure de briller non loin de chez lui...

 

L'intérêt de l'épreuve reposait également sur l'attribution du titre dans la catégorie reine, la '2' regroupant les véhicules de compétition. Favori, l'Allemand Robert Meiers a connu une chaude alerte avec des soucis d'embrayage qui l'ont pénalisé (seulement 10e au général et 1er E2SS18) mais pas empêché de ceindre la première couronne d'une carrière débutée en 1985 ! "It's just fantastic !", répétait-il à l'envi. La joie de ce sympathique pilote habitant près de Bitburg n'était pas feinte et on peut déjà annoncer qu'il remettra son titre en jeu l'an prochain, toujours avec cette Dallara World Series qu'il apprécie autant que le public ! C'est aussi le premier titre belge absolu décroché par un pilote allemand puisque, de 2006 à 2010, Peter Rollinghoff avait décroché cinq 'Coupes de Belgique', celles-ci étant réservées aux pilotes étrangers.

 

Beau deuxième de l'épreuve, le Français Samy Guth espérait bien être parvenu à décrocher le titre de vice-champion. Mais sa bonne performance n'a pu compenser le fait d'avoir manqué trop d'épreuves pour obtenir les sept résultats comptabilisables et ce titre honorifique est revenu à Jacques Marchal, prudent mais suffisant 7e ici, qui classe donc sa 'petite' F3 'libre' au meilleur rang possible malgré le sursaut plein de panache d'un autre Français, Daniel Allais, vainqueur il y a huit jours à Houyet et encore 3e ici (1er E2SS17) et 4e au championnat :  "Mon idée en venant ici et  au vu du plateau était de terminer première monoplace, rien d'autre. Je n'ambitionnais absolument pas d'être sur le podium final. Mais c'est aussi grâce à la pluie, cela aurait été tout autre sur le sec. En tout cas, une belle fin de saison pour moi !"

 

Citons encore le trop rare duel survenu dans la classe CM13 entre les deux Tracking d'Anthony Darand et Vincent Caro, qui en ont décousu pour une place dans le Top 5 qui n'a échappé à l'aîné que pour 16/100es de seconde (!) tandis que le jeune Luxembourgeois Justin Flammang, 9e, a imposé sa petite monoplace BMW Schubel dans la classe E2SS16.

 

La catégorie 1 des voitures de production n'a pas été moins animée. D'abord avec le retrait de Christophe Le Nouvel, le champion 2026, à mi-journée suite à des soucis électroniques et l'absence de pneus pluie sur la Lotus Elise ex-Casciaro. Et si le Luxembourgeois Michel Fernandes, 4e sur sa Porsche 992 GT3, jouait avant tout placé dans l'optique du championnat luxembourgeois (des soucis de décompte de points ne permettent pas de connaître l'issue pour le moment), ses compatriotes Charles Valentiny (1er PF2) et Nico Schilling ont mis à profit la transmission intégrale de leurs Subaru WRX Sti (de générations différentes) pour grimper sur le podium final aux 1e et 3e places, signant là l'un de leurs meilleurs résultats jamais décrochés en Belgique, séparés par un Stéphane Emond content de sa journée et qui a sans doute signé la performance du jour au volant de son Audi R8 LMS GT3, donc propulsion : "C'était la première fois que je roulais avec l'Audi sur la pluie. Et finalement, ça allait tellement bien que je pense que si j'y avais cru plus tôt, j'aurais pu battre la Subaru !"

 

Dans son élément ("j'aime bien les conditions pluvieuses quand on a les bons pneus !"), Eric Schwilden a refermé le top 5 final (1er PF4) après une lutte de tous les instants avec Sébastien Starck tandis que le Suisse Sébastien Joray, déjà vu à La Roche, se tirait brillamment d'affaire pour sa découverte du tracé en terminant 7e (et 1er PF3) au volant d'une BMW M3 E36. Les autres victoires de classe sont revenues à Romain Fontenelle (9e et 1er PF5a), Simon Moreaux (10e et 1er PF5c) - au volant de sa petite Peugeot 206, il restera comme l'auteur du meilleur temps absolu de la première montée même si celle-ci fut tronquée – et le Luxembourgeois Eric Schablowski (12e et 1er PF5b).

 

Un mot pour terminer sur la catégorie 3 des véhicules historiques avec la victoire de Homère de Peuter (Fisher Fury) d'un souffle devant le champion 2026 Bart de Saedeleer (Citroën AX). (Frédéric Zielonka / Photos Sébastien China & FZ)



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