La troisième manche du championnat de Belgique des courses de côte a eu lieu ce dimanche entre Wellin et Redu. Pour situer les choses, la course de côte du Ry des Glands emprunte une portion de la route (N40) qui permet de relier Wellin à Transinne (oui, là où se trouve l'Euro Space Center) sans monter sur l'E411. Bien plus bucolique et, au moins sur les 4 km fermés le jour de l'épreuve, pas moins rapide, ce qui fait toute la réputation d'un tracé que certains jugent incontournable, voire 'obligatoire pour tout pilote de course de côte' et qui n'a pas manqué de séduire le vainqueur du jour (et 1er E2SC21), le Français Samy Guth, déjà vu à Sainte-Cécile, ravi d'avoir suivi les conseils de son pote Pascual Perez. D'autant que, même sans concurrence directe, le citoyen de Belfort s'est investi et a fait très bon usage de son proto Nova NP01 au V8 Mugen enchanteur pour signer des chronos de premier ordre qu'on se gardera bien de comparer avec ceux de ces dernières éditions puisque le tracé avait enfin retrouvé, ce dimanche, les quelque 80 mètres qui lui manquaient suite aux inondations de 2021.
Le premier accessit (en catégorie 2 des voitures de compétition mais aussi au scratch absolu) nous a valu, lui, une nouvelle passe d'armes passionnante entre le Français Daniel Allais, l'Allemand Robert Meiers et Jacques Marchal. Trois pilotes qui se sont échangé leurs positions au gré des montées jusqu'à ce que l'ex-champion de Belgique (Dallara 308, 1er E2SS17) signe le chrono de référence en deuxième montée, 'seulement' approché, au dernier passage par ses adversaires. Groupés en 8/10es de seconde, les papys flingueurs n'ont rien lâché, surtout le citoyen de Charleville-Mézières, victime d'une grosse sortie de route l'an passé ici-même : "Impossible d'effacer ma mémoire vive. J'ai été de plus en plus vite dans ce virage à chaque montée mais jamais à fond...". Dans un dernier effort, il a pris le meilleur sur Meiers (Dallara World Series, 1er E2SS18).
Derrière ce quatuor, c'est sans surprise Didier Boemer qui a clôturé, à distance, le top 5 au volant de sa F3 (1er D14), assurant le lien, à distance également, avec le reste du peloton emmené par... le vainqueur de la catégorie 1 des voitures de production, l'excellent Eric Schwilden (1er PF4), fan inconditionnel du tracé, bien poussé par son adversaire préféré, Christophe Le Nouvel, victime de petits soucis de pression d'huile et de sonde mais qui reconnaissait très sportivement la supériorité du pilote Peugeot. Sur une autre planète, ces deux-là ont même devancé le proto Radical d'un Arnaud Leclerc pourtant pas 'arrêté' (1er E2SC19) et relégué à quatre secondes les autres voitures fermées d'Eric Bettel (205), Johnny Swinkels (Porsche 996, 1er PF3) et du Français Cédric Guerlot qui alignait une originale Nissan 370 Z. Les autres succès de classe sont revenus à Jordy Christien (Speads RM06, 1er E2SS16), Jean-François Lepot (Peugeot 205 1300cc, 1er PF5(b) en y devançant les 2 litres de la concurrence, victorieuses en PF5(a) et PF5(c)) et Roel Baeyens (PRM Funboost, 1er CM13).
Enfin, la catégorie 3 des voitures historiques est revenue assez aisément à Homère de Peuter dont le joli Fisher Fury a devancé la Citroën AX du champion en titre, Bard De Saedeleer et la célèbre Lotus 51 Formule Ford de l'Anglo-Suisse Ian-Philip Gibson.
Terminons par le bel hommage qui a été rendu à cette dame, commissaire de route, décédée tragiquement à Eschdorf, par tous ses collègues, les pilotes et l'assistance qui ont ensuite respecté une minute de silence, avant que les montées officielles débutent. (Texte & photos : Frédéic Zielonka)