Ce mercredi 7 octobre a été présenté à Knokke, devant un parterre assez prestigieux, un super-cuistax d'une nouvelle génération, baptisé JUL. Le timing n'est pas tout à fait innocent : en 2027, le cuistax fêtera ses 100 ans. Ce nouvel engin belge est une voiture à pédales à forte assistance électrique, spécifiquement développée pour la compétition. Il ne circulera donc jamais sur nos digues ou sur routes ouvertes (ce qui ne veut pas dire qu’une JUL routière n’existera jamais)
Dès 2027, les JUL (une première production de 25 voitures est prévue) pourront participer à une série de compétitions ou d’évènements créés pour elles. Il y aura, en tous les cas pour cette première saison, un championnat de cinq Grands Prix : un à Bruxelles, deux en Flandre et deux en Wallonie. Des épreuves très différentes l’une de l’autre, avec un règlement sportif assez différent. D’autres courses, hors-championnat, pourraient être proposées.
Des pédales... mais pas de chaîne
La JUL est technologiquement assez sophistiquée et vraiment performante. Sa principale révolution se cache entre les pédales et les roues : la chaîne traditionnelle a disparu ! JUL utilise un système de pédalage électronique développé par la société française spécialisée CIXI, qui permet de se passer totalement de transmission mécanique par chaîne.
Le pilote doit toujours pédaler et l'effort physique restera au cœur de la performance. Mais ce pédalage est associé à une importante assistance électrique.
Les JUL pourraient dépasser les 50 km/h. Elles disposeront d'une forte capacité d'accélération grâce à une assistance électrique pouvant développer jusqu'à 6,5 kW.
Made in Belgium
Les JUL seront construites en Belgique, dans les ateliers de Qarts, situés à Oostkamp, près de Bruges. Cette entreprise reste la dernière à fabriquer des cuistax 'à l’ancienne'. L’expérience de Quarts dans d’autres domaines que le cuistax iconique (fabrication de vélos cargos et de véhicules récréatifs de haute qualité) a clairement été un atout pour fabriquer un engin moderne, assez sophistiqué, rapide et efficace.
Les JUL seront principalement vendues (ou louées) à des marques. Appelons cela des sponsors. Ceux-ci pourront engager un grand nombre de pilotes-pédaleurs / pédaleuses différents dans leurs voitures : membres du personnel, clients, influenceurs, célébrités…ils font ce qu’ils veulent. Le championnat sera celui des marques et pas des pilotes.
Néanmoins, un promoteur extérieur a déjà marqué un certain intérêt d’organiser des compétitions (voire un championnat) d’e-Pedalcars de formats Sprint, totalement sportives et réservées à un seul pilote.
"Cette idée me trottait dans la tête depuis une vingtaine d’années, commente Pascal Witmeur, le père de JUL. Je l’ai remise en route il y a quelques mois avec mon complice Bernard Maerevoet. Je suis heureux que mon ami Philippe Quatennens, un homme d’affaires en vue, y ait immédiatement adhéré et se soit fortement impliqué dans le dossier. JUL et nos futures courses sont vraiment dans l'air du temps. Nouvelle mobilité, évènement, écologie, nostalgie…tous les ingrédients sont là. On a un plan marketing très innovant et créatif pour faire parler de notre e-Pedalcar Challenge et de nos JUL. Je suis convaincu que nous allons provoquer de belles surprises. Le fait que le RACB, Royal Automobile Club of Belgium, envisage très sérieusement de prendre ces courses sous sa tutelle et de faire des e-Pedalcars une nouvelle discipline est gratifiant. Le fait que deux responsables d’agences événementielles, une française et une néerlandaise, assistaient aujourd’hui à notre présentation pour voir si cette idée belge pourrait fonctionner chez eux m’intrigue et me rassure..."
Pas de doute, Pascal Witmeur n'a jamais été en panne d'idées. Ce n'est pas demain la veille que ça va commencer... (Vincent Franssen & Comm / Photo JUL)