Noah Maton, avec une quatrième place en Course 1, a signé le meilleur score des troupes de TDB Racing - se classant en outre bon deuxième dans la hiérarchie Junior -, mais lors de la Course 2, Tomas De Backer semblait être en mesure de célébrer son retour dans la compétition Mazda en décrochant une superbe victoire. Les choses se sont néanmoins passées différemment pour le coach et pilote, tout comme pour les Juniors TDB que sont Maton et Jack De Cock !
“A l’issue des entraînements, nous avions démontré que la vitesse était là afin de jouer un rôle aux avant-postes. Suite à différents incidents, et surtout l’appréciation des Track Limits, il n’en est rien sorti de bon au niveau des résultats. En Course 2, je me suis battu en permanence pour la gagne, et c’est clairement de ma faute – j’étais à l’extérieur au passage du Haarbocht et j’ai laissé une belle ouverture à Dekker – si je suis passé de la première à la quatrième position. J’ai néanmoins pu aller jusqu’au bout, pour finalement franchir le drapeau à damier en troisième position…”
Un résultat qui se transformait finalement en treizième place, après une pénalité de quinze secondes distribuée par le nouveau directeur de course, pour cause, je cite, ‘causing a collision’ à trois reprises !
“J’étais particulièrement satisfait de la nomination de Ronnie Andersen en tant que directeur de course, et je savais qu’il n’allait pas tarder à d’emblée se mettre au travail. Bravo ! Pour ce qui est des pénalités, j’ai trouvé assez navrant de devoir attendre jusqu’à 22 heures avant de recevoir un classement revu et corrigé, et d’entendre pour la première fois parler de ces pénalités. J’aurais aimé passer ces images en revue et les analyser avec Ronnie, afin de voir ce qui avait été de travers, et ainsi démontrer que ces pénalités n’étaient pas totalement fondées. Je me souviens notamment qu’à un moment donné – une manœuvre de freinage soudaine d’un autre pilote et l’évitement d’un autre concurrent -, j’ai pu mettre en danger un troisième pilote, mais ce n’était pas intentionnel. Quand vous évoluez dans un groupe de dix voitures qui se trouvent pare-chocs contre pare-chocs, et que tour après tour, vous vous battez pour le moindre mètre, il peut arriver que quelqu’un pousse ou soit poussé, et à mon sens, cela relève d’incidents de course assez clairs. En décidant aussi tardivement, et vu ces circonstances, je n’ai eu aucune chance de me défendre.”
A l’exception de Track Limits (lui aussi), Noah Maton s’est fendu de très belles remontées, sans se retrouver impliqué dans des incidents ou des manœuvres douteuses. Il n’est pas seulement deuxième du classement Junior, mais aussi quatrième de la hiérarchie générale juste derrière Delano De Ketele.
“Depuis la victoire dans le cadre des Voorjaarsraces, Noah a fait de gros progrès en tant que pilote, s’accrochant au groupe de tête et se battant en permanence pour une place sur le podium. Pourquoi ne signerait-il pas une deuxième victoire ? Noah est notre leader au classement général, il a clairement démontré qu’il ne doit avoir peur de personne, et le fait qu’il maîtrise totalement la Mazda MX-5 constitue un atout. Tout ça, il l’a prouvé lors des qualifications, car sans cette pénalité pour dépassement des limites de la piste, il se serait élancé depuis la pole position ! Il y a encore trois meetings à disputer, et autant de points à gagner… ou à perdre ! L’an dernier, on a pu constater à ce stade de la compétition que bien des choses pouvaient encore arriver. ”
Le processus d’apprentissage de Jack se poursuit, mais pour l’heure, il se ne traduit pas par des résultats spectaculaires.
“Avec une huitième place générale et un quatrième rang en Junior sur le Circuit de Zolder, Jack a démontré qu’il commence à faire le job et à Assen, on en a eu la confirmation avec un sixième meilleur chrono lors de la deuxième séance libre, et un deuxième temps chez les Juniors. En course, il est resté sur sa faim et pour un jeune pilote, c’est assez frustrant. Au sein du peloton et dans le cadre de la lutte en Junior, il doit apprendre à se défendre, et je suis persuadé qu’il y parviendra bientôt. Il est encore jeune, il faut lui laisser un peu de temps.”
Deux fois trente minutes pour le rendez-vous du Nürburgring dans le cadre du GT World Challenge. Avec ou sans De Backer ?
“Pour tout le monde, il s’agira de découvrir une nouvelle piste, aussi pour moi ! Cela signifie que lors des essais libres, chacun prendra ses marques sur ce circuit et je pense que personne ne risque de s’isoler au sommet du classement. Avec la Mazda MX-5 Cup pour compléter un programme riche du GT World Challenge, du Lamborghini Super Trofeo et du GT3 Revival, nous allons quoi qu’il arrive vivre l’un des plus beaux meetings GT de l’année.” (Vincent Franssen / Photos Johan Vis - Rob Blank)
Championnat avant le Nürburgring : 1. Marcel Dekker, 138; 2. Wouter Jansen, 123; 3. Delano De Ketele, 108; 4. Noah Maton, 85; 5. Christian de Kleijn, 79; 6. Stijn Heere, 60; 7. Mats van Rooijen, 56; 8. Chris Schuttert, 53; 9. Xavier van der Schoot, 52; 10. Mats de Veij, 41; 11. Luuk Vuik, 40; 12. Jayden Grootjans, 38; 13. Sam Jongejan, Jim Baak, 34; 15. Jack De Cock, 25; 16. Henk Vuik Jr, 23; 17. Serhii Volobuiev, 19; 18. Tomas De Backer, Dré Janssen 11; 20. Leon Iserbyt, Thierry Glaesener, 9; 22. Nico Lahnalahti, 7; 23. Ivan Yeremenko, 3; 24. Myhailo Kohan, 1; 25. Rocco Coronel, Sem Karsten, Leon van Verseveld, 0
Rookies : 1. Christiaan de Kleijn, 131; 2. Noah Maton, 126; 3. Xavier van der Schoot 110; 4. Mats van Rooijen, 90; 5. Luuk Vuik, 87; 6. Jayden Grootjans, 85; 7. Jack De Cock, 80; 8. Jim Baak, 67; 9. Henk Vuik Jr 51; 10. Nico Lahnalahti, 32