C'est non loin de la très attrayante petite ville d'Esch-sur-Sûre que se déroulera, ce week-end, l'European Hill Race d'Eschdorf. Une 34e édition qui, comme d'habitude, a fait le plein d'engagés (147), bien aidée par son appartenance, outre le luxembourgeois, aux championnats allemand et belge et par la qualité de son organisation. 'L'Union des pilotes Luxembourg' compte aussi sur le tout nouveau revêtement du tracé pour soigner le spectacle, comme l'explique Laurent Rausch, pilote souvent vu en Belgique mais qui, en tant que président du club organisateur, occupera d'autres fonctions ce week-end : "Cela devrait ouvrir les débats, les pilotes devront en tout cas jauger la qualité du grip et, surtout, s'y habituer rapidement !, d'autant plus si la météo y met son grain de sel, est-on tenté d'ajouter au vu des prévisions...
Favori en l'absence du Slovène Patrick Zajelsnik (1er en 2024, 2e l'an passé et récent vainqueur en surclassement à Lorentzweiler), le Français Sébastien Petit ne sera pourtant pas seul puisque trois autres protos Nova NP01 Honda turbo seront de la partie avec les Suisses Steiner et Faustini ainsi que notre représentant Bruno Cazzoli (excellent 3e en 2024 et 2025) qui effectuera ici sa rentrée. Le local Marchione alignera pour sa part un Revolt Honda turbo alors que les mélodieux V8 'atmo' ont toujours les faveurs du Français Guth (Nova NP01 Mugen) et de l'Allemand Noll (Osella PA30 Zytek), également inscrits en E2SC23 (3 litres). Ajoutons-y les 'monoplaces' de la classe E2SS25 (3 litres) comme l'Osella FA30 Zytek de l'autre local Rollinger et la Tatuus Alpine turbo du Français Bossy sans oublier les Dallara World Series des Allemands Meiers et Kauff ni la Tatuus F3000 de notre Damien Randolet national, qui poursuivra l'apprentissage de l'engin, et nous avons là quasiment le top 8 de l'an passé agrémenté d'une série de sérieux outsiders !
La catégorie 2 des véhicules de compétition accueillera aussi, côté Belges et étrangers inscrits dans notre championnat, Jacques Marchal (Dallara F308-11 avec de nouvelles gommes enfin reçues !), le jeune Néerlandophone Jordy Christien (Speads RM06), les Français Allais (Tatuus Master) et Fusillier (Tatuus FR2000) tous inscrits en E2SS24 (2 litres). Fabian Simon (Ligier JS49) qui voudra faire oublier ses déboires de Lorentzweiler et le Français Leclerc (Radical SR3 1500) évolueront en E2SC22 (protos jusqu'à 2 litres) alors que l'autre Néerlandophone Roel Baeyens (PRM Funboost) et Anthony Darand (Tracking BMW) disputeront la victoire au Luxembourgeois Flammang en CM26 (protos 1000cc).
Dans une catégorie 1 des véhicules de production qui sera relevée d'une trentaine de montures de la célèbre KW Berg-Cup allemande dans des catégories spécifiques, on retrouve rien moins que l'exact top 10 de l'an passé mais avec davantage d'attentes (au pluriel !) côté Belges. En pleine période d'apprentissage il y a douze mois au volant de son Audi R8 LMS GT3, Stéphane Emond avait terminé 3e derrière les deux Porsche 997 du Suisse Neff (GT2R - PF1) et de l'Allemand Patrick Orth (GT3 Cup - PF3a). Cette fois, le Belge, récent vainqueur à Lorentzweiler, peut avoir d'autres ambitions, tout comme Loïc Cordier, notre quintuple champion de Belgique en production, aura à coeur de mieux faire que ces deux dernières années où il n'était pas trop en confiance. Le pilote de la Porsche 992 GT3 Cup (PF2b) doit lui aussi penser à un podium, nonobstant la présence de nombreuses autres Porsche, dont Neff, Orth mais aussi Hess (PF3a) et le local Fernandes (PF2a) sans oublier les Lamborghini Huracan (PF2a) de l'Autrichien Brebsom et de l'Allemand Hovemann.
Côté Belges, Fabrizio Casciaro alignera sa très rapide Lotus Elise S2 (PF2a - 10e l'an passé), Stéphane Pétré la Porsche 935 'DVDG' toujours inscrite en moderne (PF2b) et Eric Lejeune sa Seat Leon Cupra TCR face aux montures analogues du local Jung et de l'Allemand Kruhs en PF3a.
Dans l'une des classes les plus fournies (PF3b – 13 voitures), Eddy Harlaux aura fort à faire au volant de sa 'Simcabusa' (Simca 1000 à moteur Suzuki Hayabusa) face aux nombreux Allemands et au redoutable Suisse Fabien Houlmann dont la Peugeot 205 sera assurément le point de repère des autres 205, engagées en classe PF4a elles, de nos deux Eric, Bettel et Schwilden. Lesquels auront directement sur leur route Sébastien Starck (Honda Civic Type R) et Dany Cartiaux (Opel Commodore) notamment, mais aussi le Luxembourgeois Prickaerts (Fiesta ST). Sur leur route aussi, la très redoutable Citroën AX GTi de Christophe Le Nouvel, engagée en PF4b tout comme la toujours vaillante VW Scirocco 16V de Benjamin Defesche ou la rarissime Renault Clio V6 Trophy du local Jegen.
A noter enfin que la 'plus petite catégorie', PF5, fait parfaitement son office avec pas moins de 25 voitures réparties en trois sous-classes. On y retrouve le Bastognard Romuald Thirion (Opel Ascona B), Jérôme Ledoux (Peugeot 205), le Français Romain Fontenelle (Peugeot 205) et le local Claude Soisson (une superbe Escort MK1) tous inscrits en PF5a mais aussi le revenant Jean-François Lepot (une autre 205) en PF5b et Fabrice Darand sur une Peugeot 208 VTI R2 en PF5c. Terminons par Bart De Saedeleer (Citroën AX) qui en découdra avec la VW Cox 1302S de l'Allemand Van Delden en catégorie historique.
La journée du samedi sera consacrée aux essais dès 9h15 tandis que les montées officielles auront lieu dimanche à partir de 8h30. A noter que le public dispose de multiples points de vue sur le tracé, à commencer par l'Arena, sorte de gradin naturel surplombant le virage précédant l'arrivée et un chemin en forêt qui permet de redescendre jusqu'au départ tandis que les assistances sont disséminées un peu partout dans le village. Bref, il est aisé de profiter du spectacle à Eschdorf, qu'on rejoint facilement via Bastogne et la N4 puis en suivant Büderscheid et Heiderscheid. (Fred Zielonka / Photo SAV)