Le sprint final est lancé au Mans, et il va durer... ce que dure habituellement une manche du FIA WEC, soit six heures ! Après le retrait de la Cadillac Jota #38 sur le coup de 4 heures du matin, les forces s'équilibrent à l'avant du peloton, d'autant que la Cadillac Jota #12 de Delétraz-Stevens-Nato a hérité d'un Drive Though pour ne pas avoir respecté la vitesse à l'entame d'une Slow Zone. Résultat : la BMW WRT #20 de Frijns-Rast-van der Linde menait la danse peu avant 10 heures du matin - avant de ravitailler - devant la Cadillac rescapée, tandis que la Toyota #8 de Buemi-Hartley-Hirakawa a subi une petite intervention au niveau des freins, de quoi permettre à la #7 de Conway-Kobayashi-de Vries de prendre le relais en 3e position. Ferrari reste dans le match avec la #51 de Pier Guidi-Calado-Giovinazzi, mais sans donner l'impression de pouvoir inverser la tendance à la régulière.
Pour Genesis Magma Racing, les choses se compliquent, avec l'abandon de la #17 de Lotterer-Derani-Jaubert, victime d'un bris de suspension sur la piste, tandis que la #19 de Jaminet-Chatin-Juncadella est aussi repassée par son box.
En LMP2, le combat se poursuit entre Duqueine Team et les deux bolides d'Inter Europol Competition, alors qu'en LMGT3, Corvette, avec la #33 TF Sport reste devant Aston Martin et la #27 The Heart of Racing, et Lexus avec la #78 Akkodis ASP notamment pilotée par Tom Van Rompuy. Les BMW M4 LMGT3 WRT sont lointaines 10e et 12e. A noter le crash de la Porsche Manthey #91 de Güven-Cottingham-Boguslaskiy peu après le cap des 10 heures du matin, conséquence d'un bris de direction assistée...
Avec des températures toujours plus chaudes, bien des choses vont encore se passer avant le baisser du drapeau à damier... (Vincent Franssen / Photo Georges de Coster)