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Le Cicuit de Chimay a renoué avec les bolides modernes

Divers 26-05-2026


 

Rejoindre l'actuel circuit de Chimay provoque une certaine nostalgie, ne fût-ce qu'en empruntant la chaussée de Mons, théâtre de l'ancien départ et qui permet aussi de revoir le célébrissime 'virage de la Bouchère', immortalisé à l'époque par d'innombrables clichés. Ces souvenirs étaient particulièrement présents tout ce week-end de Pentecôte, à l'occasion du premier 'Grand Trophée des Frontières' mis sur pied pour célébrer le centenaire du tracé chimacien. Un meeting au sein duquel la quarantième édition de la course de côte de la Principauté de Chimay constituait, ce dimanche, l'unique compétition. Et la dernière, depuis longtemps, à accueillir les voitures modernes.

 

Cette quatrième manche de la saison, qui a réuni 29 concurrents, a surtout brillé par la qualité de son plateau, confortablement accueilli dans les nouvelles infrastructures du circuit, inaugurées vendredi en présence de Vanina Ickx, Didier de Radiguès et des autorités. De retour aux affaires, Bruno Cazzoli a fait honneur à ses deux titres de champion de Belgique et à ses trois succès consécutifs ici-même, dominant la journée même sans pouvoir rééditer ses chronos (1.04.52 ce dimanche pour 1.03.43 l'an passé et 1.02.62 en 2024) : "Il fait trop chaud, je ressens un manque de puissance mais tout va bien pour le reste, le moral et l'envie de rouler reviennent !", témoignait le désormais quadruple vainqueur (et 1er E2SC21) que son ami Loïc Cordier, sorti de l'hôpital, était venu supporter. Le lauréat a toutefois dû se méfier jusqu'au bout, non pas des pilotes français qui constituaient un quart du plateau, mais du Luxembourgeois Canio Marchione, auteur d'excellents débuts pour sa découverte d'un tracé plus compliqué qu'il n'y paraît. En s'améliorant tout au long de la journée, il a finalement pu chiper le premier accessit à Jean Schmits (1er D15) dont la Ralt F3000 accuse 30 ans de plus que les tout récents protos Nova NP01 et Revolt 3PO de ses adversaires. Mais le pilote liégeois s'est toutefois illustré en étant le seul des ténors à reconduire ses temps des années précédentes. En 1.06.66, il a reproduit au centième près son chrono de l'an passé alors qu'il avait aussi réalisé 1.06.92 en 2024 et 1.06.59 en 2019, année de son retour à la compétition. Sacrée régularité !

 

Au pied du podium, les Français Anthony Loeuilleux (1er E2SS17, qu'on aimerait revoir plus souvent en Belgique) et Jacky Gourdet (le double champion de Belgique effectuait ici son retour depuis Houyet 2025 mais, curieusement, découvrait l'épreuve) ont dû composer avec Damien Randolet qui, comme on pouvait le supposer, a pu tirer parti de sa mécanique sur ce tracé typé 'circuit'. Bilan, la Tatuus F3000 s'est intercalée entre les deux précédents pour décrocher son premier top5 !

 

A contrario, ce profil 'circuit' n'a pas permis à Jacques Marchal de faire mieux que 7e avec sa Dallara F3 débridée, assurant la jonction avec un peloton rejeté à plus de 4 secondes et emmené par un autre trio de furieux au sein duquel le jeune néerlandophone Jordy Christien (1er E2SS16) a brillamment pris le dessus, pour quelques centièmes de seconde, sur les Français Philippe Fusillier et Arnaud Leclerc (1er E2SC19) !

 

Juste derrière, la victoire en catégorie 1 (voitures de tourisme) est revenue à Christophe Le Nouvel (1er PF4) au volant de son habituelle Citroën AX GTi, compensant le fait qu'il n'avait pu aligner sa nouvelle Opel VX220. Il a devancé Fabrizio Casciaro (1er PF2) qui s'est décidé à vendre sa belle Lotus Elise S2 tandis que juste derrière, Martin Bach (1er PF3), pour sa première course de l'année, prenait la 3e marche du podium au volant de sa Porsche 997 GT3 Cup. Assez loin derrière suit l'autre Porsche, 996 celle-là, de Johnny Swinkels qui précède la jolie Peugeot 205 d'un Jérôme Ledoux victorieux en PF5(b).

 

Mentionnons aussi les autres victoires de classe de Roel Baeyens (CM13) et d'Eric Van Leent (PF5c) et les beaux débuts de Nicolas Allais au volant de la redoutable Tatuus Formula Master paternelle pour terminer aux portes du top10 général. A 37 ans et après 20 ans d'assistance technique aux côtés de Daniel, une nouvelle carrière débute-t-elle pour 'Nico' ?

 

Enfin, la catégorie 3 historique a vu l'abandon (mécanique) de Homère de Peuter en tête à l'issue des essais tandis que Bart de Saedeleer a imposé sa Citroën AX devant la Peugeot 205 du nouveau venu Pascal Callens, l'Anglo-Suisse Ian-Philip Gibson fermant la marche au volant d'une Formule Ford Lotus 51A de 1968 qui avait tellement sa place en ce week-end commémoratif !

 

Les concurrents ont à présent droit à une petite pause d'un mois puisque la prochaine épreuve, cinquième manche du championnat de Belgique, aura lieu le dimanche 28 juin à La Roche-en-Ardenne. (Frédéric Zielonka / Photos FZ)



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