C’était il y a deux bonnes semaines : Jacky Ickx, sextuple vainqueur des 24 Heures du Mans, prenait en main la Genesis Magma Racing dont la robe était décorée pour l’occasion en bleu nuit avec un liseré blanc. "J’ai été très ému en découvrant cette auto peinte à mes couleurs, commente Jacky, mais bien au-delà de cet hommage incroyable, j’ai été très touché par le fait que l’on ait confié cette auto à un homme de mon âge. C’est très chic de la part de Genesis. Au volant, si je compare avec mes voitures de course du passé, ce sont deux mondes différents ; il y en a une qui fait partie de l’histoire, voire de la préhistoire, et l’autre de la modernité, du présent. C’était une belle expérience car j’ai pu juger sur pièce la différence entre hier et aujourd’hui. Je peux jauger avec précision les difficultés que représente le niveau de préparation pour optimiser le développement, mais aussi le respect que j’ai pour les pilotes qui sont capables de faire deux choses en même temps. L’endurance n’est plus de l’endurance, mais un sprint. Les pilotes doivent être à cent pour cent et, en même temps, écouter les informations de leur chef d’équipe. Ils modifient les réglages instantanément au cœur de la course. Le volant n’est plus le même, c’est un ordinateur… Cette gestion constitue une difficulté supplémentaire." (Christophe A. Gaascht)