Au Rallye de Wallonie, les BMW de l’équipe G&A Racing ont dominé la catégorie Historic BRC. Logiquement, le patron d’équipe Guino Kenis était le plus rapide, mais à l’approche de l’arrivée, une tringlerie de commande de boîte de vitesses a cédé, le contraignant à l’abandon. La victoire reste toutefois dans le clan G&A Racing, puisque Tom Boonen n’a pas laissé passer l’opportunité de signer son premier succès en Historic BRC. Le champion du monde de cyclisme 2005, quadruple vainqueur de Paris-Roubaix et triple lauréat du Ronde van Vlaanderen, affichait un large sourire à l’arrivée.
"Bien sûr, Guino était le plus rapide, mais tout s’est bien passé dès le départ. C’était déjà ma troisième participation, donc ces spéciales me conviennent bien. J’aime ce type de parcours avec du dénivelé et des courbes rapides et naturelles. J’ai déjà terminé deux fois dans le top 10 avec une R5, mais avec la BMW, je prends beaucoup plus de plaisir. Après cette victoire, on va peut-être viser le titre", commentait Boonen.
La deuxième place revient au champion en titre Thomas Carlier sur Ford Escort Mk2, lui aussi très à l’aise sur les spéciales rapides. "Dans la première boucle, il y avait peu de grip à cause de la poussière, mais je ne me suis pas inquiété. Les BMW sont dans une autre catégorie, on ne pouvait pas rivaliser. Cela dit, on était souvent proches des temps de Tom Boonen, même si notre Escort plafonnait à 182 km/h. Je me suis vraiment bien amusé !"
Après l’abandon de Benoit Scheen (moteur), Patrick Mylleville semblait filer vers la troisième place avec sa Porsche, profitant de sa vitesse de pointe - plus de 200 km/h à plusieurs reprises - malgré une minute de pénalité pour excès de vitesse en liaison. Mais il a été piégé dans une zone de freinage glissante à Loyers, endommageant lourdement sa voiture.
La troisième place échoit dès lors à Julien Elleboudt, spécialiste de la décoration, qui s’est fait plaisir au volant de son Escort Mk2 équipée d’un modeste moteur Pinto. La quatrième position revient à Koen Verhaeghe, toujours leader du championnat avec sa Ford Escort. "On a eu quelques soucis, notamment avec un démarreur défectueux. Pour redémarrer, je devais bricoler avec des fils… pas idéal quand le moteur cale en spéciale", souriait l’agent immobilier, auteur d’une nouvelle belle opération au championnat.
Emile Tollet, cette fois au volant d’une Ford Escort, complète le top 5 devant Maxime Somville sur une Escort Mk2 similaire. (Vincent Franssen & Comm / Photos BRC & Jérôme Deskeuvre)