Après une première partie de saison passée en Australie, en Asie et sur le continent nord-américain, la F1 effectue ce week-end son retour en Europe avec un 'double header' qui amène le peloton d’abord à Monaco, pour le Grand Prix le plus prestigieux de la saison, avant une courte transhumance vers Barcelone.
Techniquement parlant, la Principauté offre comme d’habitude aux pilotes le mode 'dépassement' mais pas les ailerons mobiles, restés dans les garages. Ce qui n’empêchait pas Charles Leclerc (Ferrari) de signer le premier temps de référence du FP1, en gommes dures (1’14’’928). Il fallait attendre 33 minutes de séances pour voir Kimi Antonelli (Mercedes), le leader du championnat, prendre le commandement (1’14’’537), mais en pneus médiums.
Le premier piégé du week-end en F1 avait pour nom Isack Hadjar (Red Bull), qui partait en glisse dans les deuxièmes esses de la Piscine et détruisait l’avant de sa monoplace et son train arrière-gauche, dans les rails de sécurité. Il était huitième à ce moment, derrière les deux Mercedes et les deux Ferrari, dans l’ordre Antonelli, Leclerc, Russell, Hamilton, regroupés en à peine six dixièmes, avec aussi Piastri (McLaren), Verstappen (Red Bull) et Norris (McLaren) dans la seconde suivante.
Après huit minutes d’interruption au drapeau rouge, la séance reprenait et Leclerc, cette fois en mediums, signait tous les intermédiaires pour reprendre le meilleur chrono (1’13’’978), devant son équipier Hamilton (Ferrari), repoussé à 226 millièmes.
A quatre minutes de la fin, alors que Leclerc tirait une deuxième fois dans l’échappatoire de Mirabeau, Alonso perdait le contrôle de son Aston Martin au freinage de la Chicane ; l'Espagnol réussissait malgré tout à limiter les dégâts en ne cassant que l’aileron avant. Le drapeau rouge était à nouveau de sortie pour évacuer les débris, avant que le peloton ne soit relancé, à une minute du terme, pour les essais de départ.
Entre-temps, Verstappen avait réussi à s’installer au 3e rang, à 513 millièmes de Leclerc, devant les Mercedes d’Antonelli, à 599 millièmes et Russell, à 1’’005. Suivaient les McLaren, mais aussi de surprenantes Audi, dans l’ordre Norris, Hulkenberg, Piastri, Bortoleto, sans oublier Gasly (Alpine) pour compléter le top 10.
Albon (Williams), à plus de deux secondes, emmenait le reste du peloton, dans l’ordre Sainz (Williams), Hadjar, Perez (Cadillac), en gommes tendres, Colapinto (Alpine), les Haas de Bearman - Ocon, les Racing Bulls Lindblad - Lawson et enfin Alonso. Bottas (Cadillac) et Stroll (Aston Martin) fermaient la marche à plus de trois secondes.
Les équipes disposent désormais d'un peu de temps pour préparer la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Monaco, programmée à 17 heures. (René-Jean Labrique / Photo Fred Vautier)