Gasly (1’22’’612) devant Verstappen à 19 millièmes et Colapinto à 50 millièmes. La première hiérarchie des qualifications du Grand Prix d’Italie était des plus étonnantes. Suivaient les Mercedes d’Antonelli et Russell (en gommes mediums), les Ferrari d’Hamilton et Leclerc, Bearman (Haas), les McLaren de Piastri et Norris pour compléter le top 10, resserré en en moins de quatre dixièmes. Bortoleto, Lawson, Lindblad roulaient eux-aussi sous la seconde alors qu’un peu plus loin, Hulkenberg (Audi), Albon (Williams), les Cadillac et les Aston Martin se trouvaient à ce moment éliminés.
Dans les derniers instants, les temps s’amélioraient considérablement. Avec une belle progression pour Norris qui remontait jusqu’au 3e rang et Lindblad jusqu’au 5e. Au final, 377 millièmes seulement séparaient Gasly, meilleur chrono de Lawson (Red Bull), 13e temps.
Alors qu’Hulkenberg et Ocon (Haas) passaient en Q2 à moins d’une seconde de Gasly, la qualification tournait en faveur de Sainz (à 1’’004) qui devançait Tsunoda (Racing Bulls) de 39 millièmes. Albon (Williams), les Cadillac et les Aston Martin s’arrêtaient là dans l’ordre Bottas, Perez, Alonso et Stroll.
Les choses sérieuses commençaient en Q2. Piastri signait la première référence (1’22’’017), 50 millièmes devant Norris avec Gasly au 3e rang devant Russell, respectivement à 109 et 144 millièmes. Verstappen s’approchait à 171 millièmes devant Antonelli, Lindblad, Colapinto, Leclerc et Bortoleto. La surprise venait d’Hamilton, seulement 11ème, à 607 millièmes, qui précédait Bearman, Lawson, Hulkenberg, Sainz et Ocon.
Restait néanmoins une dernière tentative pour tous les pilotes en lice. Une aubaine pour Hamilton qui améliorait un peu et pour un millième arrachait une place en Q3 face à Bortoleto. Antonelli en profitait pour remonter au premier rang sous les 1’22 (1’21’’882). Bearman, Hulkenberg, Lawson - géné par Piastri - Sainz et Ocon arrêtaient également leur qualification.
Les dix pilotes restant ne trainaient pas à entrer en piste. Russell, aspiré par Antonelli dans la première ligne droite, s’installait en première position (1’21’’929), 37 millièmes devant Piastri, 72 millièmes devant Gasly et Leclerc à 75 millièmes. Verstappen suivait à 141 millièmes avec Norris et Lindblad un peu plus loin, Hamilton et Colapinto encore plus loin.
Antonelli s’installait un instant à la sixième position (à 164 millièmes).
Les pilotes ressortaient tous dans les deux dernières minutes. Les McLaren n’amélioraient pas, ni Leclerc, ni Verstappen, Russell un peu, mais l’énorme surprise venait de Pierre Gasly. Confirmant ses temps de Q1 et Q2, le Français, en toute fin de paquet sortait un tour exceptionnel avec son Alpine, aidé - un peu - par les aspirations devant lui, pour signer sa première pole position (1’21’’786), 60 millièmes devant Russell. Le premier Français en pole position depuis Jean Alesi en 1997 (Benetton), déjà à Monza. L’occasion peut-être de digérer la perte, hier, de la troisième place de Monaco, acquise sur tapis vert face à Hadjar (Red Bull). Piastri pointait au 3e rang devant Leclerc et Hamilton, bien revenu, Verstappen, Antonelli, Colapinto, Norris et Lindblad.
Rappelons que demain, Antonelli, Lawson et aussi Albon, partiront à l’arrière de la grille de départ. De quoi rendre ce Grand Prix d’Italie des plus intéressants, demain à partir de 15 heures. (René-Jean Labrique / Photo Alpine F1 Team)