Six pilotes en cinq dixièmes, dans l’ordre Leclerc (Ferrari), 1’33'175, Russell (Mercedes) à 87 millièmes, Antonelli (Mercedes), Hamilton (Ferrari), Norris (McLaren) et Piastri (McLaren). Les écuries dominatrices en ce début de saison étaient sans surprise au rendez-vous de la Q1 du Grand Prix de Chine. Deux pilotes cependant venaient perturber la hiérarchie sous le drapeau à damier, Verstappen (Red Bull) d'abord qui se positionnait au quatrième rang (à 242 millièmes) et aussi Bortoleto (Audi), septième à 374 millièmes, devant Piastri.
Derrière, le peloton était des plus groupés depuis Hadjar (Red Bull), neuvième à 457 millièmes jusqu’à Lawson (Racing Bulls), seizième à 964 millièmes. Il y avait dans l’ordre, Colapinto (Alpine), Bearman (Haas), Gasly (Alpine), Lindblad (Racing Bulls), Ocon (Haas) et Hulkenberg (Audi). Comme prévu, les Williams (Sainz – Albon), à plus d’une seconde, les Aston Martin et les Cadillac, à plus de deux secondes, dans l’ordre Alonso, Bottas, Stroll, Perez, passaient à la trappe au terme de cette Q1.
Russell repartait fort en Q2 (1’32’’523) à l’inverse d’Antonelli seulement quatrième derrière les deux Ferrari d’Hamilton et Leclerc, respectivement à 311 et 379 millièmes du leader britannique. Un peloton très serré suivait ce quatuor avec Verstappen, Bearman, Norris, Gasly, Hadjar, Piastri et Hulkenberg, regroupés en deux dixièmes. 4 millièmes séparaient Piastri et Hulkenberg.
Leclerc faisait mieux dans son deuxième run (1’32’’486), 37 millièmes devant Russell et 81 millièmes devant Hamilton, avant qu'Antonelli ne prenne à son tour le meilleur temps (1’32’’443). Norris s’installait en cinquième position à 467 millièmes et précédait Gasly, Verstappen, Piastri et Bearman. Hadjar sauvait la dixième place pour deux millièmes face à Hulkenberg et cinq face à Colapinto. Ocon, Lawson, Lindblad et Bortoleto, auteur d’une sortie de piste dans le dernier virage, se voyaient eux aussi éliminés au terme de cette Q2.
La Q3 commençait par un coup de théatre avec l’arrêt de Russell sur la piste, victime de son mécanique et de son électronique. Le Britannique réussissait à repartir mais ne pouvait que revenir au ralenti à son stand pour intervention. L’autre Mercedes d’Antonelli fonctionnait bien avec le meilleur chrono (1’32’’322). McLaren revenait un instant aux affaires avec Piastri et Norris, à 228 et 286 millièmes de l’Italien, devant les Ferrari qui glissaient beaucoup, Leclerc devant Hamilton, respectivement à 301 et 698 millièmes. Verstappen, Hadjar, Bearman et Gasly étaient relégués à plus d’une seconde.
Dans les derniers instants, Antonelli améliorait (1’32’’064), largement suffisant pour rester devant les deux Ferrari, Hamilton / Leclerc, à 351 et 364 millièmes, et même devant Russell, ressorti dans les ultimes secondes, qui, deuxième, échouait à 222 millièmes de l’Italien, pour une première ligne pour Mercedes. Les deux McLaren suivaient, dans l’ordre Piastri / Norris, à environ une demi-seconde du leader. Gasly était à plus de 8 dixièmes, mais devançait Verstappen, Hadjar et Bearman, qui terminait le top 10.
Kimi Antonelli, à 19 ans, devient du même coup le plus jeune poleman de la F1, succèdant à Sebastian Vettel. Il s’élancera en première position, demain matin à 8h00 pour le GP de Chine. (René-Jean Labique / Photo Mercedes-AMG Petronas F1 Team)