Leclerc (Ferrari), Russell (Mercedes), Hamilton (Ferrari) et Verstappen (Red Bull). Avec ces quatre pilotes pénalisés, la grille du départ du Grand Prix du Brésil avait une drôle d’allure. Il y avait bien Norris (McLaren) et Antonelli (Mercedes) en première ligne, mais derrière ces deux champions du monde suivaient Lawson (Racing Bulls) et Hulkenberg (Audi), ou encore Hadjar (Red Bull) et Bearman (Haas). Pour compliquer encore la tâche, le tracé d’Interlagos était encore humide par endroits, suite aux averses de la matinée, qui imposait l’utilisation de gommes intermédiaires.
A l’extinction des feux, Antonelli et Lawson débordaient Norris dans les esses de Senna. Suivaient Hadjar, Russell, Hulkenberg, Albon (Williams), Piastri (McLaren), Hamilton, exceptionnel 9e, Bearman (Haas) et Verstappen, qui roulaient dans cet ordre au terme du premier tour. A l’inverse, Alonso (Aston Martin) et Leclerc ne réalisaient pas des envols idéaux rélégués au-delà du top 10.
Le Néerlandais poursuivait sa remontée, débordant Bearman, Hamilton, Piastri et Albon pour s’installer en septième position. Devant, Norris puis Hadjar trouvaient la faille face à Lawson, en délicatesse avec ses pneus. Au fil des tours et de l’usure des gommes, certains pilotes se trouvaient en difficulté beaucoup plus que d’autres. Hamilton était le premier à tenter le pari des slicks, imité au tour suivant par Norris, Russell, Hadjar et quasiment le teste du peloton. Mais la galère était pour Russell qui partait en tête-à-queue dans la voie de sortie des stands et perdait de nombreuses positions.
Antonelli rentrait un tour plus tard, conservait le commandement, mais voyait son avance fondre sur Norris. Verstappen faisait de même et s’inclinait face à Hadjar.
Le premier rebondissement (20e tour) touchait Antonelli qui partait en quasi tête-à-queue dans l’échappatoire du premier virage et laissait le commandement à Norris. Passé ensuite par Hadjar, l’Italien repartait à la faute quelques boucles plus tard et s’inclinait cette fois face à Verstappen.
Norris roulait à mi-course avec 7’’ d’avance sur Hadjar et 8 sur Verstappen, quand un peu plus loin, Antonelli pointait au 4e rang devant Piastri et Lawson, alors que Russell parvenait à se débarrasser d’Hulkenberg après une longue bagarre. Hamilton et Lindblad compétaient le top 10, avant l’arrêt de l’Anglais, alors qu’une énorme explication mettait au prise Albon, Alonso et Gasly (Alpine) pour la onzième place.
Verstappen choisissait de repasser par les stands pour un deuxième arrêt, imité par Norris puis Hadjar ; Antonelli par contre restait en piste, avec 6 secondes d’avance sur le Britannique, avant de s’arrêter à son tour. Ce qui laissait Norris en tête, devant Verstappen, Hadjar, Russell, en pneus usés, et Antonelli qui débordait rapidement son équipier.
Mais comme souvent à Interlagos, la pluie revenait en fin de course, arrosant le circuit et imposait les intermédiaires à tout le peloton 10 tours de l’arrivée. Hamilton, en gommes tendres, y allait de sa glissade dans la remontée vers les stands. Norris, Verstappen, Hadjar, Russell - repassé devant Antonelli - roulaient dans cet ordre, avec Piastri, les Ferrari de Leclerc et Hamilton et enfin Hulkenberg composaient le top 10.
Malgré une pluie envahissante, rien ne changeait dans le top 10, si ce n’est que Leclerc réussissait à déborder Lawson pour la 7e place. Lando Norris empochait donc une 14e victoire, la 3e en 2026 devant les Red Bull de Verstappen et Hadjar. Lindblad, 11e était le premier hors des points, devant Alonso, Colapinto, Gasly, Albon, Bortoleto (Audi), Bearman, Perez (Cadillac), Sainz et enfin Camara (Haas), qui terminait son premier Grand Prix. Stroll (Aston Martin) était une nouvelle fois victime de sa mécanique quand Bottas (Cadillac) ne pouvait même pas prendre le départ.
Après le titre Pilotes pour Antonelli, Mercedes, grâce aux accessits de Russell et Antonelli, accrochait cette fois son 9e titre mondial. Quant au championnat pilotes, Verstappen consolide sa deuxième place devant Hamilton avant les trois dernières courses de la saison. (René-Jean Labrique / Photos RIP Arturo Perea)