Après le cavalier seul de Ferrari lors des Libres 1, la deuxième séance a offert un tout autre relief. Plus serrée, plus vivante, plus indécise, elle a été passionnante d’un bout à l’autre. Et au jeu du chrono, c’est l’Alpine A424 #35 de Charles Milesi qui a eu le dernier mot en 1'30"898, devant la Toyota n#7 de Nyck de Vries, reléguée à 114 millièmes. Ferrari reste bien sûr dans le match, avec la 499P #50 de Nicklas Nielsen, Antonio Fuoco et Miguel Molina devant la #51 d’Alessandro Pier Guidi, Antonio Giovinazzi et James Calado.
Derrière, Malthe Jakobsen place la meilleure Peugeot 9X8 au 5e rang, tandis que BMW M Team WRT confirme sa solidité en Hypercar avec la #20, 6e. L’autre voiture de la structure belge, la BMW #15, termine 12e, alors que Stoffel Vandoorne classe la Peugeot #93 au 13e rang d’une séance un peu moins favorable pour lui que la précédente.
En LMGT3, les Belges ont cette fois vraiment imprimé leur empreinte sur la feuille des temps. Kobe Pauwels a hissé l’Aston Martin The Heart of Racing #23 au sommet du classement, pendant que Tom Van Rompuy et ses équipiers plaçaient la Lexus Akkodis ASP #78 à une superbe 2e place. Maxime Martin, lui, a gardé l’Iron Lynx Mercedes #61 dans le top 10, avec le 9e chrono de la classe.
Quant au BMW Team WRT, la #69 a terminé 13e de catégorie, la #32 17e. En clair, WRT a davantage brillé en Hypercar qu’en LMGT3 lors de ces Libres 2.
À Imola, la hiérarchie n’a donc plus rien d’immuable. Ferrari a vacillé sans céder, Alpine a frappé, Toyota veille, Peugeot affine, BMW WRT construit… et les Belges ont rappelé, avec panache, qu’ils n’étaient pas là pour meubler le décor.
(Patrick Six / Photo Georges de Coster)