Après le toboggan des Ardennes, le tourniquet du Hungaroring ! Comme la F1, la Formule 2 a fait le déplacement de la Belgique jusqu’à la Hongrie pour la dixième des quatorze manches du championnat. Après le meilleur chrono de Luke Browning (Hitech) lors des essais libres, Roman Stanek (Invicta) profitait de la dynamique de sa première victoire - certes sur tapis vert à Spa - pour s’installer en haut de la hiérarchie à mi-séance (1’29’’107). Le Tchèque devançait Goethe (MP Motorsport), Verschoor (MP Motorsport), Martins (ART GP), Browning (Hitech), Beganovic (Hitech) et Dunne (Rodin), septième à près d’une demi-seconde.
Un court instant, Fornaroli, l'équipier de Stanek chez Invicta, prenait le meilleur chrono sur une stratégie décalée, mais son temps était annulé pour avoir dépassé les limites de piste. Sur sa deuxième tentative, l’Italien roulait un peu moins vite, mais remontait quand même à la quatrième position. Amaury Cordeel (Rodin) bouclait ce premier quart d’heure de qualifications à la douzième place à 745 millièmes du leader.
Mais comme toujours en F2, la pole position se joue dans les ultimes tentatives du peloton. Et à ce jeu, Stanek frappait à nouveau le premier en améliorant son chrono (1’28’’779). Il ne serait pas battu. Crawford (DAMS) s’approchait bien à 173 millièmes, mais sur le fil, c’est quand même Fornaroli qui arrachait la deuxième position, à 146 millièmes pour un doublé Invicta en qualification.
Derrière ce duo, Crawford restait la 3e place devant Browning, à 250 millièmes, Durksen (Aix GP), Goethe, Martins, Lindblad (Campos), Dunne, seulement neuvième et Marti (Campos). L’Espagnol sera donc en première position demain à l’occasion de la course sprint, disputée en grille inversée.
Dans un peloton très serré, avec 18 des 22 pilotes regroupés en moins d’une seconde, Amaury Cordeel accrochait une honorable treizième place, à 640 millièmes de Stanek et à deux dixièmes à peine de son leader chez Rodin.
De quoi espérer quelques points sur le circuit hongrois où les courses sont toujours animées. (René-Jean Labrique / Photo FIA F2)