Le B-Short des Éoliennes a rencontré un beau succès du côté de Fauroeulx. L’Estinnes Auto Club avait concocté aux 82 concurrents deux spéciales en ligne avec les 14,6 kilomètres de Peissant - Fauroeulx avant les 10 kilomètres d’Estinnes. Si ce n’est l’arrivée tardive de deux ambulances qui a empêché la bonne organisation de la première boucle, tout s’est idéalement déroulé, comme l’explique Marvin Jussiant : "Dès la deuxième boucle, la journée a été superbe. Nous sommes heureux de l’évolution du plateau depuis nos précédentes organisations. Les spéciales en ligne étaient nouvelles et le parcours a été apprécié par les concurrents. Et nous n’avons compté aucune intervention pour sortie durant l’épreuve. Bref, toute l’équipe est plus que satisfaite."
La journée commençait avec le premier meilleur temps de Rémy Noël avec sa Porsche 997 GT3 Cup. Malheureusement, le radiateur de sa monture le forçait ensuite à en rester là. Une semaine après sa victoire à l’Escort Rally Spécial, l’Irlandais Christopher O’Callaghan était resté en Belgique et prenait provisoirement la tête avant un excès d’optimisme dans l’une des spéciales suivantes. La lutte pour la victoire allait dès lors opposer la Skoda Fabia R5 Evo de Jean-Noël Tournay à l’autre Escort MK2 de l’Irlandais Ed O’Callaghan, le papa de Christopher. Finalement, c’est le Français qui allait s’imposer en compagnie d’Angélique Feuillet : "Nous avons passé une belle journée sur ce beau parcours très glissant. La bagarre avec O’Callaghan a été sympa durant toute la journée et à la fin, je remporte ma première victoire avec la Skoda."
Avec sa Citroën C3 N5, Olivier Collard grimpait sur la dernière marche du podium devant Mikaël Honoré (Mitsubishi Lancer Evo10) et Christophe Leclercq (BMW M3 E36 Compact). Septième, Dylan Baudour (Opel Manta B) remportait sa classe au même titre que Jean-Marc Larivière (Citroën C2-R2 Max) qui le suivait au général.
43 concurrents se retrouvaient en Divisions 1-2-3 où les véhicules à deux roues motrices sont équipés de pneus conventionnels. Emmanuel Courbois et sa Citroën Saxo VTS signaient les deux premiers meilleurs temps avant de partir à la faute. Vincent Gallet et Guy Burniat en profitaient pour remonter en force après, eux aussi, une erreur matinale avec leur Peugeot 306 : "Je me suis fait surprendre dans la première spéciale, c’était vraiment très délicat. Après, nous avons exploité idéalement notre nouveau moteur dont la mise au point est concluante. L’organisation était au top avec une belle ambiance à l’ancienne."
Sur sa nouvelle Peugeot 208, Michaël Nuée a évolué toute la journée pour finir à une belle deuxième place. Il précède Steve Vermeiren (306) et Fabian Lignon (Renault Clio R3 Maxi).
Dans le top 5 final, on retrouve Simon Habran (Peugeot 106), vainqueur de la 3/9. A la septième place, Guillaume Meunier (Peugeot 205, 3/8) devance Florian Freeman (Renault Clio RS, 2/6), qui gagnent chacun leur catégorie. Vainqueur de la 2/5, Jean Bastin (Renault Twingo R1) prend la 13ème place finale. En 3/11, Eric Gillet impose sa BMW 323 Ti Compact E36 à la 24ème place tandis que Vincent Rémant (106) prend la 35ème et la victoire en Division 1.
En historique S/R, où les anciennes ne répondent plus à la fiche d’homologation de l’époque ou sont trop jeunes pour évoluer en PH Classic, Anthony Mayné et Louis Villance (BMW E30) ont dominé les débats. Ils s’imposent face aux Opel de Claude Debue (Ascona A), Mathias Fayt (Manta B) ou encore Olivier Amez (Manta B). Neuvième, Timo Collez remporte la classe SR21.
Côté PH Classic, ce sont Jérémy Chartier et Cyrielle Berger qui menaient rapidement les débats pour s’imposer à Bernard Léonard (BMW 323i E30) et David Hallet (Opel Ascona B). Quatrième, Denis Neyman gagnait également sa classe 17. (Alexandre Peeters / Photos Valentin Mathieu)