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ELMS Spa : Alessio Picariello se complait en ‘Porsche Driver’

Circuit 22-09-2022


 

On clôture la mise en exergue des quatre Belges qui seront au départ de la manche belge de l’European Le Mans Series ce week-end sur le Circuit de Spa-Francorchamps par un jeune gars dont la carrière avance à pas de géant, mais qui reste méconnu du grand public. A tort ! Car Alessio Picariello trace sa voie, et à 29 ans, il peut se targuer d’un statut de ‘Porsche Driver’. Traduction : il est payé par Porsche Motorsport pour rouler avec des 911 GT3 R et RSR…

 

Dire que Picariello roule chaque week-end est à peine exagéré. Depuis la manche ELMS de Barcelone, il a notamment remporté une course NLS sur la Nordschleife du Nürburgring , et terminé meilleur concurrent ‘non-Audi’ lors du GT World Challenge Europe à Hockenheim. Ce week-end, il va retrouver la formation Absolute Racing, derrière laquelle se cache en fait Proton Competition, pour reprendre le volant de la 911 RSR #18 en compagnie de l’Indonésien Andrew Haryanto et de l’Estonien Martin Rump.

 

"Jusqu’à présent, notre saison ELMS ne s’est pas trop bien passée, explique Alessio. Il y a toujours eu un grain de sable pour enrayer la mécanique. Je suis clairement déçu des résultats, mais je sais que le potentiel est à. Haryanto est un bon pilote Bronze, même s’il se met parfois trop de pression et qu’il a tendance à ne pas toujours savoir où sont ses limites, tandis que Rump est un Silver qui bosse. Il faut savoir que les pneumatiques Goodyear que nous utilisons en ELMS rendent le pilotage de la Porsche plus compliqué qu’en FIA WEC, où elle est chaussée de Michelin. Il faut vraiment redoubler de prudence, ce qui ne facilite pas les choses. Et le niveau de la catégorie LM GTE est clairement bon…"

 

A l’instar de Sarah Bovy avec la Ferrari 488, Alessio Picariello passe souvent de la 911 GT3 R à la 911 RSR. Ce qui n’a rien d’évident… "C’est encore plus le cas avec la Porsche, car ces deux voitures sont radicalement différentes, poursuit Picariello. Même le volant n’est pas le même ! En fait, la RSR, c’est un vrai prototype, avec son moteur en position centrale, tandis que la GT3 R est une vraie Porsche, avec le moteur sur l’essieu arrière. Le pilotage de la version GT3 de la 911 a toujours été atypique. Une fois qu’on a trouvé la parade, on peut clairement attaquer, mais par rapport à la Mercedes-AMG GT3, qui est la GT3 la plus facile à piloter, la Porsche 911 GT3 R est bien plus difficile à appréhender. C’est même pour moi la GT3 la plus compliquée à piloter…"

 

Never Give Up

 

Pour en arriver à jongler entre GT3 R et RSR, Alessio a constamment cru en sa bonne étoile. Et une chose est certaine : le garçon sait d’où il vient ! "En fait, mes parents ont tout sacrifié pour que je puisse faire du sport auto, se remémore le jeune pilote. Et chaque fois que je passais une étape, que je gagnais un championnat, comme en F4 allemande, il fallait tout recommencer. Mon père, qui a une société de terrassement, a été jusqu’à vendre son propre véhicule pour financer une saison ! En Allemagne, je me suis bâti une image, mais pour poursuivre en monoplace, il fallait trouver 400.000 euros. Qu’on n’a pas trouvés, évidemment… Avant de prendre la direction de l’Asie, pour tenter de rebondir, je suis resté deux ans sans rouler. Mais j’ai continué à soigner ma condition physique, histoire d’être prêt physiquement, des fois que… Lorsque j’ai débarqué en Malaisie, à Kuala Lumpur, pour ma première course en Asie, ça a été le choc culturel. Mais je devais tout appréhender très vite, car du temps, je n’en avais pas…"

 

Lamborghini Super Trofeo Asia, Blancpain GT Series Asia, Audi R8 LMS Cup, avec le titre à la clef, Porsche Carrera Cup Asia, Alessio Picariello a accumulé les participations et les résultats de choix en quelques années à peine, pour se retrouver aujourd’hui avec un statut officiel de ‘Porsche Driver’. "Cela signifie que je suis payé par Porsche pour rouler en GT, mais j’ai la liberté de boucler des deals privés, explique Alessio. C’est une situation similaire à celle de Klaus Bachler, Julien Andlauer, Matteo Cairoli, etc. Par opposition, les pilotes avec le statut ‘Factory Driver’ sont ceux qui l’on retrouvera au volant de la Porsche 963 LMDh officielle. A l’instar de Laurens Vanthoor, par exemple. L’European Le Mans Series, par exemple, ne fait pas partie de mes missions pour Porsche. Je m’entends bien avec Christian Ried, responsable de Proton, et nous avons trouvé un accord. Comme d’autres ‘Porsche Drivers’, je me cantonne à piloter des Porsche, même lorsque ce n’est pas l’usine qui m’envoie. Mon objectif est clairement de prendre un jour le volant d’une 963 LMDh dans le cadre d’un programme ‘Customer Racing’, et en attendant, la RSR fait parfaitement l’affaire. J’adore Francorchamps, et au volant de ce bolide, c’est que du bonheur !"

 

‘Never Give Up’, tel est le credo d’Alessio Picariello. "Je ne regrette rien, je suis heureux. Avec mes parents, au début, nous avons dû tout apprendre de ce milieu. Nous n’étions pas du tout au courant de la politique qui régit certaines décisions. Ce n’était pas notre truc. Mais cela ne m’a pas empêché de progresser constamment, pour en arriver là où je suis…"

 

Picariello a la tête bien sur les épaules, il regarde droit devant et il fonce… En inspirant le respect. Ce qui, pour nous, a clairement valeur de symbole et d’exemple à suivre… (Vincent Franssen / Photos R.I.P. de Coster & D.R.)  



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