Les temps sont décidément très durs pour le sport automobile, qu'il soit international ou national. Et c'est un pan de l'histoire de notre sport favori qui est maintenant menacé, en l'occurrence la société britannique Lola Cars, placée en réorganisation judiciaire, avant ce qui pourrait être l'officialisation d'une faillite pure et simple. La conjoncture économique délicate se traduit par un manque de cash-flow pour Lola, également frappée par des soucis de crédit au niveau de son département Research & Development. En fait, ce sont les deux sociétés répondant à l'appellation de Lola, Lola Cars International Limited et Lola Composites Limited, qui sont concernées, et désormais à la recherche de repreneurs.
Créée en 1958, la société Lola d'Eric Broadley a fréquenté tous les niveaux du sport auto, de la Formula Ford à la Formule 1, en passant bien sûr par le Can-Am et l'Endurance. Déjà sérieusement menacée après un rocambolesque retour en F1 en 1997 (avec le 'soutien' de Mastercard), la compagnie avait été sauvée par l'homme d'affaires irlandais Martin Birrane. Depuis lors, c'est principalement sur la scène de l'endurance que Lola Cars s'est distinguée. Mais ce que les inconditionnels de sport auto savent rarement, c'est que la société est également impliquée dans des programmes concernant la défense, l'aérospatial, les matériaux composites, etc.
Désormais placé sous la responsabilité d'un curateur, le groupe Lola espère voir surgir une nouvelle âme charitable, si possible plus sérieuse que les investisseurs qui ont permis la renaissance de Lotus. Renaissance toute provisoire, d'ailleurs... (Vincent Franssen)