Sainte-Dévote, le Casino, Mirabeau, le Portier, le Tunnel, le Bureau de Tabac, la Piscine, la Rascasse, Anthony Nogues. Autant de noms qui font rêver les passionnés de sport automobile. Autant de haut-lieux du légendaire Grand Prix de Monaco de Formule 1. Dès ce jeudi, le jeune Liégeois John Wartique va vivre un rêve éveillé en arpentant les avenues principautaires pied au plancher, au volant de sa GP3 Atech CRS Grand Prix. Après une découverte grandeur nature de la discipline - et de la monoplace - à Barcelone, c’est un acte 2 tout en prestige que le seul Belge en action à Monaco ce week-end va s’offrir…
"Avant tout chose, je souhaite remercier mon père, qui a tout géré et qui s’est démené pour que je sois de la partie dans les rues de Monaco, commente John. Grâce à lui, je vais réaliser un rêve de gosse. Piloter une auto de course, qui plus est une monoplace, sur ce circuit qui ne ressemble à aucun autre ! Et dans un contexte aussi incroyable. J’avoue que le nouveau simulateur de McLaren, à Woking, m’a déjà bien aidé à comprendre certaines subtilités de la piste. J’ai de nouveau pu en profiter en ce début de semaine, et mes chronos virtuels se sont encore améliorés. Maintenant, je sais que la réalité risque fort de dépasser la fiction…"
Car à Monaco, si les teams de GP3 Series découvriront tous la piste, les pilotes auront bien peu de temps pour l’appréhender et signer des performances de choix. "Ici plus encore qu’ailleurs, le timing est très serré. La seule séance d’essais libres aura lieu jeudi sur le coup de 18h40. Elle devra surtout me permettre d’effectuer un maximum de tours, afin de comprendre le plus de choses en très peu de temps. Contrairement aux autres circuits, les équipes ne possèdent pas de datas concernant ce circuit. Il va donc falloir travailler d’emblée dans la bonne direction…"
La suite du meeting promet de ne pas être triste non plus, avec la séance qualificative vendredi à… 7h30 du matin, la première course vendredi après-midi, et la seconde samedi après-midi. "Cela nous promet bien du plaisir, mais je suis remonté à bloc, poursuit Wartique. Je veux continuer à apprendre, et le fait qu’on va évoluer sur un circuit urbain sera un nouveau paramètre supplémentaire. On part donc dans l’inconnue. L’objectif sera de signer un top 15. En fait, c’est la séance officielle qui risque fort de déterminer la qualité du week-end. Y a plus qu’à…"
Et pendant que John Wartique tentera de s’illustrer en piste, son papa Georges remuera ciel et terre sur le Rocher pour que le rêve se poursuive sur un autre circuit urbain, celui de Valencia, trois semaines plus tard… (Vincent Franssen)