Alors que le Circuit de Zolder multiplie les réflexions concernant la promotion de ses 24 Heures dont plus personne ne semble vouloir en Belgique, il convient de mettre en exergue que le double tour d'horloge du Limbourg n'est pas la seule course d'endurance à connaître une passe difficile.
Certes, les récentes 24 Heures de Dubaï, organisées par les Hollandais de Creventic, ou encore les Rolex 24 de Daytona, qui auront lieu ce week-end, pourraient nous faire penser que tout va pour le mieux sur la planète endurance. C'est oublier un peu vite qu'une semaine après Dubaï, les 12 Heures d'Abu Dhabi, qui consistaient en fait en deux runs de 6 heures, n'ont rassemblé que 16 malheureux bolides, la victoire revenant à une équipe AF Corse qui a fait ce qui fallait face à une concurrence inexistante, ou presque.
Autre épreuve programmée sur un tour d'horloge, les 12 Heures de Bathurst auront lieu à la fin février sur le célèbre circuit australien. Et si Creventic est de nouveau de la partie côté promotion, toute comparaison avec Dubaï s'arrête là, puisque 32 équipages seulement y prendront part, dont 12 qui ne sont pas des locaux. Pas trop top, donc...
Certes, il y aura au départ deux Lamborghini Gallardo LP600 (avec Peter Kox en renfort sur l'une d'elles), deux Ferrari F458 Italia (dont celle de Maranello Motorsport confiée à Simonsen, Farnbacher, Edwards et Bowe), deux Mercedes SLS AMG (Black Falcon avec notamment Bleekemolen) et trois Audi R8 LMS (Phoenix avec Mies et O'Young, plus United Autosports), mais pour le reste, équipes et pilotes sont australiens ou néo-zélandais. Ce qui limite considérablement l'intérêt international de l'évènement.
A la barre du Circuit de Zolder, Thierry Deflandre va donc analyser toutes les possibilités, même s'il apparaît que cette année, la société gérant le tracé limbourgeois se débrouillera toute seule comme une grande. (Vincent Franssen)