En parallèle à ses engagements en FIA GT1 World Championship et en Blancpain Endurance Series, le Belgian Audi Club Team WRT participera cette année à trois prestigieuses courses de 24 Heures: Spa (qui fait partie du calendrier Blancpain), Zolder et le Nürburgring. Ayant déjà remporté les deux premières courses l’année passée, il est maintenant temps pour l’équipe Belge de faire face à ce qui est probablement la plus difficile des courses de GT au monde, les 24 Heures du Nürburgring, qui se déroulent sur la mythique et historique ‘‘Nordschleife’’ de 23 km. Le vieux circuit, situé entre les collines de l’Eifel, et qui comptabilise 173 virages, est plus connu sous le nom de ‘‘L’Enfer Vert’’, qui est aussi le nom donné à cette course unique, où sont engagées pas moins de 200 voitures, attirant chaque année une immense foule et qui est devenue l’objectif principal des constructeurs allemands.
Le Belgian Audi Club Team WRT contribuera à l’armada Audi Sport en engageant une de ses Audi R8 LMS ultras, confiée à un équipage de haut niveau composé d’Oliver Jarvis, Edward Sandström, Allan Simonsen et Andrea Piccini. Il faut beaucoup de qualités pour relever un défi tel que les 24 Heures du Nürburgring, et la première d’entre elles est certainement…l’humilité.
‘‘C’est une course très spéciale’, confirme Vincent Vosse, le Team Principal. C’est une course autant difficile que fascinante. Nous nous sommes bien préparés, mais nous restons conscients que ce sera notre première participation et que nous partons donc sans expérience spécifique. Nous ne sommes clairement pas les favoris, mais nous savons que beaucoup de choses peuvent arriver lors d’une course de 24 Heures, spécialement lors de celle-ci, et que rien n’est déterminé à l’avance’’.
Galop d'essai concluant
Une partie de la préparation s’est faite il y a deux semaines de cela lors d’une course régulière de 4 heures, dans le cadre du VLN, le championnat d’endurance duquel chaque course se déroule sur la Nordschleife. ‘‘C’était une expérience très enrichissante, confirme Vincent Vosse, bien qu’une course de 4 heures n’a rien de comparable avec une course de 24 heures, nous avons pu avoir un bon avant-goût du circuit et des spécifications de la voiture qui sont exigées par les règles du VLN et qui sont légèrement différentes de ce que l’on connait cette année’’. L’Audi Belge n’était pas aussi compétitive, en termes de performances, que les autres R8 qui participent régulièrement dans le VLN, mais elle a tout de même montré un bon rythme et a prouvé sa fiabilité, ce qui donne bon espoir au team pour l’évènement à venir. La nécessité d’avoir des pilotes qui connaissent la Nordschleife explique pourquoi Laurens Vanthoor ne sera pas au volant ce week-end. Mais le jeune Belge sera présent pour supporter l’équipe, et il est d’ailleurs question qu’il participe bientôt également à une manche VLN avant son engagement futur pour les 24 Heures.
Pour les pilotes, les 24 Heures du Nürburgring sont sans aucun doute similaire à…aucune autre course, ce qui demande d’avoir la panoplie complète en termes de capacités physiques, mentales et de conduite. Le quatuor réuni par le Belgian Audi Club Team WRT se doit d’être un bon compromis de pilotes ayant une bonne expérience de la Nordschleife et des courses de 24 Heures. C’est pourquoi Oliver Jarvis et Edward Sandtröm seront aux côtés de pilotes d’endurance tels qu’Andrea Piccini et le danois Allan Simonsen, qui est le dernier venu dans le Team WRT et qui apportera son savoir-faire acquis sur ‘‘L’Enfer Vert’’.
Andre Piccini commente: ‘‘Le team a beaucoup travaillé pour se préparer à ce rendez-vous, comme il le fait toujours, et je suis donc confiant. Sur le papier nous ne sommes pas favoris, mais nous avons une bonne carte à jouer et une course de 24 Heures signifie qu’il y a un grand nombre d’inconnues. Le vainqueur n’est pas nécessairement le plus rapide, ni le plus fort’’.
Attention aux... saucisses !
Le sympathique pilote toscan, qui a participé aux 24 Heures l’année passée pour la première fois, au volant d’une Audi TT, donne un avis intéressant sur ‘‘L’Enfer Vert’’: ‘‘J’ai maintenant fait quatre courses sur la Nordschleife, y compris les 24 Heures 2011, et je peux donc dire que je connais le circuit assez bien. Mais on ne connait jamais assez bien les 24 Heures. Tellement de choses peuvent arriver, et il y a tellement de variables à contrôler… Le trafic, les changements de météo et des conditions de piste, la différence de vitesse, la luminosité et encore d’autres. La différence de vitesse avec les autres voitures est un gros problème. Lorsqu’on se rapproche d’une voiture plus lente, on a peu de temps pour décider où et quand la dépasser. On fait un choix, et on espère fortement que le pilote d’en face nous a vu dans ses rétroviseurs… Paradoxalement, je ne pense pas que conduire de nuit soit un problème. Le fait que le circuit soit étroit et que les rails soient assez proches vous donne une bonne idée de l’endroit où vous êtes, parfois mieux que sur certains circuits avec de grands dégagements sur les côtés. Mais encore une fois, il y a des milliers de situations différentes, et même parfois marrantes. Je me souviens l’année passée lorsque la lumière du jour commençait à baisser le samedi soir et que soudainement la visibilité devenait vraiment mauvaise dans les parties les plus élevées du circuit. J’ai ralenti en pensant ‘voilà le premier banc de brouillard’, juste avant de réaliser que ce n’était pas du brouillard, mais bien la fumée des barbecues des spectateurs ! C’était l’heure du dîner, et les gens commençaient à cuire leur würstel. Cela fait aussi partie des choses qu’il faut apprendre ici…’’
Le départ des 24 Heures du Nürburgring sera donné le samedi à 16heures, et les essais libres et séances qualificatives auront lieu le jeudi et le vendredi. Ces dernières comprendront une séances uniquement réservée aux 40 voitures les plus rapides. (Vincent Franssen & Com)